L'utilisation des traîneaux à chiens dans la vie quotidienne au Québec comme en Alaska, en Sibérie, en Laponie ou au Groenland, apparu il y a des milliers d'années, a disparu dans les années 1960-1970, au profit des motoneiges -hélas! plus bruyantes. L'élevage d'une meute de chiens est devenu trop cher pour les uns, pas assez rapide pour les autres.
Le mushing est donc aujourd'hui à la fois un sport et un loisir. Apprécié des touristes en quête d'authencité ou des sportifs dans des conpétitions effrénées. Aujourd'hui, de nombreux tour-opérateurs ont déjà mis des activités de chiens de traîneaux dans leur programmes. Les stations de sports d'hiver, que ce soit en Franche-Comté, dans les Vosges, le Vercors, les Alpes ou même dans les Pyrénées, sans parler des destinations Scandinave ou Arctique de l'Amérique du Nord, en font des activités complémentaires, voire principales, qui connaissent un vif succès. Les raids organisés dans les différents massifs montagneux, par des musheurs professionnels se multiplient, et les enfants apprécient.
La raison? De plus en plus de citadins recherchent de nouvelles sensations dans les grands espaces, que ce soit en France ou dans les "pays d'en haut", selon l'expression favorite de Nicolas Vanier pour parler du nord du Canada.
L' intérêt du public pour la beauté des chiens arctiques n'est plus à démontrer: huskies, groenlandais, malamutes, samoyèdes et alaskans font l'admiration de tous et leurs histoires sont riches d'aventures et d'émotions.
Devenir musher, conduire un traîneau attelé de quatre, six, huit ou douze chiens, glisser avec aisance sur une belle neige dans un décor vallonné, traverser des forêts de bouleaux ou de sapins, franchir des fleuves et des lacs gelés, vivre comme les héros de jack London, devenir un explorateur du Grand Nord, ne serait-ce qu'une journée, représente pour beaucoup d'hommes et de femmes, la réalisation du plus incroyable des rêves de gosse...
Mais ce rêve est aujourd'hui facile à réaliser. Alors, bonne piste!
